Essai Citroën C4 Aircross - Double identité
Le segment des crossovers compacts attise décidément toutes les convoitises. Du modeste Dacia Duster au très chic Range Rover Evoque, tous les constructeurs s’engouffrent dans la brèche, une brèche dont les volumes ont été multipliés par deux en deux ans, et en ces temps difficiles ça compte. Dernier né de l’alliance PSA/ Mitsubishi, le Citroën C4 Aircross permet à la marque aux chevrons d’arriver dans la course à moindre frais puisque la base n’est autre que l’ASX. Mais cela sera-t-il suffisant pour détrôner la star Nissan Qashqai ?
Face au succès du Peugeot 3008 (8ème véhicule le plus vendu du marché depuis le début de l’année avec plus de 16 000 exemplaires), on aurait pu croire qu’au moment de lancer son crossover compact Citroën aurait choisi le cousin comme base de travail. Que nenni puisque PSA a opté une fois de plus pour la réinterprétation d’ un modèle Mitsubishi malgré l’échec de la première tentative avec les C-Crosser et 4007 dérivés de l’Outlander. Chez Citroën on rétorque que le 3008 ne dispose pas de transmission intégrale (excepté la version HYbrid4) mais c’est oublier un peu vite que la majorité des crossovers vendus en France le sont en deux roues motrices. Cette fois c’est l’ASX qui fait office de moule pour donner naissance aux C4 Aircross et 4008. La version aux chevrons qui nous intéresse aujourd’hui mise donc sur un gabarit plus réduit, 4,34 m contre 4,65 m pour le C-Crosser et sur un style plus affirmé. La face avant hésite donc entre C4 (projecteurs) et DS3 (feux de jour à Leds) tandis que la partie arrière marque très clairement sa filiation avec la compacte C4. L’ensemble ne manque pas d’allure, les épaules larges et la découpe des custodes sont autant de signes distinctifs, et arrive à faire oublier le manque de conviction de l’ASX.
Vie à bord - Un nom trompeur




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